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Les Vieilles Carettes....

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LES VIEILLES CARETTES - Explosif !

Que s’est-il passé à Calais entre Noël et le Nouvel An ? Des Feux d'Hiver réconfortants, accueillant une kyrielle de spectacles et d'artistes. L'un d'eux, bonne fée, tirait ses "Vieilles carettes" sin nouviau spectacle créé là, au Channel scène nationale, pour ce temps de festival populaire unique, relancé cette année après quelques années d'absence. Preuve qu’à Calais, la vie s’enflamme, des visages s’ouvrent et plus rien ne résiste à la nuit. Un programme ouvert à tous, à toute heure, sous l'enseigne du grand manège des Royal Deluxe. Durant six jours la fête au Channel débutait au matin, on y flânait, on s'y perdait, on s'agglutinait sérieux tout fou comme nulle part ailleurs. Bref, tout le contraire des marchés de Noêl éculés ou des animations commerciales sans idée. Et ça s'est terminé dans des feux d'artifices gigantesques. Explosif...

Les Vieilles Carettes ?

A la demande de Francis Peduzzi et de l'équipe du Channel, un spectacle qui évoquerait le Nord et ses parlures, réunirait Zeph Cafougnette, Raoul de Godewaersvelde et les poètes d'aujourd'hui. Un cabaret de paroles, à boire et à chanter. C'est l’histoire d’un gars qui n’a plus d’histoire. Tout a brûlé, sauf peut-être ses souvenirs, du temps qu’il se baladait avec un barnum d’au moins quatorze baraques à frites, un grand cirque, un théâtre permanent avec ses invités changeants, la vie, la piste, les grands chefs ou les monstres, des numéros à toute allure et les rires, toujours, les rires et les bravos ! Aujourd’hui il lui reste une vieille carette avec quelques loques, quelques bouts d’histoires en tête et aussi de pouvoir compter sur le public pour en fabriquer de nouvelles ! Un homme à la croisée des chemins. Faut-il pleurer, faut-il en rire ? Continuer ou bien repartir ? Sourire à c’t’heure, c’est à pleurer, vu tout ce qui vient ! Le répertoire change selon les soirs, selon les villes. Son matériau c'est du recyclable, des histoires d'hier et des légendes actuelles, des pamphlets passagers, des hymnes pour tanguer. Tout un cabaret sorti d'une vieille charrette à bras, et l'espoir de se refaire en partant de rien. Notre espoir à tous pour demain. Donner la vie.

Paraîtrait qu’au début il appelait son grand retour le mi j’pleure pas ! Et qu’à force de promener sa gueule dévastée, il avait trouvé son style, les blagues alternaient avec des poèmes sérieux d’une beauté panoramique exaltée. Il prétendait parler avec son temps.

Les vieilles Carettes ? Je pourrais vous dire ça en deux mots : « j’arrive et je raconte mes trucs, tout autour c’est la fête... » J’ajouterai qu’il y a une complicité avec le public – (ah merci les jeux de la télé !) comment voulez-vous faire autrement, on ne va plus faire son malin comme avant, rouler les mécaniques et tomber ses morceaux de bravoure. L’écriture se fait en chemin, tant que l’carette elle roule core.

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