Ceux qui traversent

Un canot et des gilets de sauvetage sur la grève

Avec Jacques Bonnaffé, comédien et Sylvain Kassap aux clarinettes ; à partir de la pièce Un qui veut traverser de Marc Emmanuel Soriano.

Photos Aris Messinis, Visa d'or 2016 Visa pour l’image – Perpignan

Le désir de ce spectacle, se veut propagation, et nous ferons en sorte qu’elle soit de bonne nouvelle. Parler des migrants, écouter leur tragique histoire c’est aussi regarder un lointain, curieusement proche à présent. Dans ces villes et ces plages où la marée humaine vient buter, il n’y a pas que des gens accablés et d’autres en colère. Les mouvements d’accueil, les solutions, inventées chaque heure, l’expérience des médecins des ONG, des volontaires, des associations, les petits pas miraculeux, les ressources de la solidarité ne sont pas assez mises en avant. Elles coûtent moins cher que la sécurisation, la chasse et la répression. Il y a désormais une expérience de la démocratie partagée, une notion du territoire qui passe par ce constat que le monde a largué ses amarres. Nos règles changent, il faut aller de l’avant, nos lois sont inadaptées. Voilà pourquoi notre création Ceux qui traversent est liée au mouvement Emmaüs, aujourd’hui, elle veut au moins rendre hommage à ceux qui se battent contre la détresse.

Juger sur pièce (bis), un chantier nomade

Pneus sur le sable

Que se passe-t-il avec les écritures théâtrales, toutes ces feuilles noircies qui viennent gifler la porte des théâtres et autres fabriques officielles ? N’importe quel membre des comités de lecture peut vous le confirmer : nous recevons toujours plus de pièces, malgré la difficulté de les voir montées… qui ne sont pas plus modestes, économes ou adaptées aux contraintes, non, des textes effrénés, côtoyant l’impossible. Les auteurs veulent pouvoir rêver, ouvrent une théorie possible d’un « rêve debout », oui. Ficeler un autre mode de relation-public, sauter l’étape de la mise en scène hyperachevée, laisser à vue l’écriture. Viser un langage théâtral immédiat.

Compagnie faisan plus

Moto et bouteilles peintes sur un mur

Comme nous avons attaqué la rentrée avec mieux que de bonnes résolutions, on a des résultats épatants, d’une part c’est reparti, la poésie, sur France Culture. Avec quelques auteurs qui nous tenaient à cœur comme Guillevic, Marie-Caire Banquart, Jacques Réda, Sylvia Plath, Georges Perros… On les retrouve sur podcast facilement par ce lien direct : Jacques Bonnaffé lit la poésie. D’autre part, la compagnie ne s’arrête pas…

Compagnie faisan mieux

Stylé et jouissif, spectaculaire, on ne s’ennuie pas une seconde.

Quelques reprises, comme sur les chaussettes, ne sont pas sans âme. L’art de la reprise vaut bien celui des idées nouvelles, il faut avec amour remanier nos projets, garder une marge d’erreur et de progression. C’est désormais l’objectif, dans notre Compagnie faisan mieux.

Jacques Bonnaffé lit la poésie

Jacques Bonnaffé, métro, devant un panneau d'orientation

Rime toujours, ça m’intéresse… L’émission Jacques Bonnaffé lit la poésie lancée sur France Culture le 24 août 2015 a maintenant plusieurs semaines. Elle est quotidienne du lundi au vendredi, à 15 h 55, et multiplie les auditeurs grâce au podcast. On peut s’y abonner, c’est bien, c’est bon et ça soutient ! On peut aussi aller sur le site de l’émission piocher des numéros manquants. Notons que si le slogan Rime toujours, ça m’intéresse s’est glissé dans les génériques de l’émission, ça n’en est pas le titre, juste un point de repère commode qui vient distraire le côté trop officiel (ou trop officiant) du vrai titre.

Activité de la compagnie pour la rentrée de septembre 2015

Graphisme, genre kaleidoscope

L’activité compagnie s’est fractionnée en plusieurs spectacles préparés de front. L’un réalisé à Uzeste avec André Minvielle et Jean-Marc Chapoulie et présenté les 19 et 21 août Le Salon Indien est plus qu’un beau bébé, prêt à partir sur les routes. L’autre, Dédale(s), qui a effectué fin août sa première répétition à Lyon – Décines plus exactement, près de Vaux-en-Velin – avec le groupe TaCTuS, réunit percussions, Jean Sébastien Bach et Italo Calvino pour une thématique sur la ville. Il sera présenté le 19 février sur la grande scène du Toboggan à Décines, c’est un événement…

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