Trente-six nulles de salon

Trente-six nulles de salon, avec Jacques Bonnaffé et Olivier Saladin.

Si Bouvard et Pécuchet étaient préoccupés de tout connaître, les Mario savent un peu tout déjà. Et, contre l’encyclopédisme ancien, couvent un autre rêve : faire parler d’eux ; moches et célèbres. Possible aussi qu’ils se passionnent pour les plateaux télé, moins ceux qu’on engloutit devant le poste le soir que la vie de plateau en direct, adaptée à leurs moeurs quotidiennes…

Concert-texte par Jacques Bonnaffé et Louis Sclavis à la Maison de la Poésie

Ludovic Janvier, portrait

Concertexte, jongleries, entre un acteur avide des mots, Jacques Bonnaffé, et un virtuose de la musique improvisée, créateur de souffle et de jazz, Louis Sclavis, pour une soirée consacrée à l’inclassable romancier, au poète et essayiste Ludovic Janvier. Promeneur en tous genres, il a obtenu le prix Goncourt de la nouvelle et publié deux essais remarqués sur son ami Samuel Beckett.

Bonne reprise dans la montée

Jacques Bonnaffé se repose sur une pile de livres

Ce n’est pas de s’y remettre qui fut difficile, puisque l’été s’est présenté sans coupure. Resté à Paris ces deux mois, j’ai agrémenté le quotidien d’un aller-retour Gennevilliers, à vélo – voir blog –, séjour en tribu de théâtre, option Carthage. Nous avons fait les guerres puniques avec mes camarades acteurs, quinze autour du général Sobel, bientôt vingt et trente avec l’appui de la technique et du staff officiel de ce club de vacances formidable, le T2G. Maintenant, les copains et les visiteurs me prennent pour Hannibal. Pas moi docteur, pas encore, mais j’essaie, c’est vrai, de me faire passer pour ce grand général – voir blog et articles. J’ai, entre-deux, pris la robe. Ce n’était pas des plus raisonnable au milieu de toutes ces histoires d’hommes, mais je n’ai pas résisté à l’offre qui m’était faite dans un autre club de vacances, chez Arte (pas la pizza, la chaîne télé), de jouer à Ainsi soient-ils saison 2, sous le costume et la mitre du père Poileau, j’ai adoré. Romain carthaginois et apostolique, un été bien rempli. Qui c’est qu’a dit qu’a plus de saison ?

Hannibal – Bernard Sobel, Christian Dietrich Grabbe, du 13 septembre au 4 octobre 2013 au Théâtre de Genevilliers

Anaïs Muller et Jacques Bonnaffé – photo Hervé Bellamy – Hannibal  / Bernard Sobel / Christian Dietrich Grabbe / du 13 septembre au 4 octobre 2013

Nous ne tomberons pas hors du monde
Nous sommes dedans une fois pour toutes

(Hannibal acte V scène 4)

Alors même qu’il vient de remporter une victoire peut-être décisive sur les Romains, Hannibal, chez Grabbe, sait que la défaite et la mort sont au bout de son chemin et dès ce moment il prépare sa sortie de scène, son suicide. Et pourtant cette conscience de l’échec quasi certain ne l’empêche pas de faire tout ce qu’il est humainement possible pour triompher…

L’Oral et Hardi, un CD-livre

L’Oral et Hardi en CD-livre

L’Oral et Hardi continue ses tournées, sans s’effouffler, sans s’user, sans lasser. La découverte de l’auteur et des ses inventions phénoménales, la performance en scène y contribue. Nous n’avons pas voulu filmer le spectacle, mais il existe maintenant en CD-livre, répondant à tous ceux qui souhaitaient retrouver des passages et consulter certains discours. À vous de jouer !

Actualités de la compagnie : si ce qui fut fuit, ce qui sera sera

Arc électrique bleu fluo sur fond marron-mauve

Oui, faisan quoi ? Examinons en quelques lignes le comment du quoi quoi des activités : y a-t-il compagnie dans cette embarcation solitaire ? L’agenda égraine des lectures et performances en solo, mais toutes les occasions sont saisies de s’y dédoubler par l’invitation d’un musicien et dernièrement d’un danseur.

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