Projets, programmes. 22 la belle église !

L’activité de la compagnie se multiplie, et se démultiplie, sans parvenir toujours à donner un compte-rendu complet.

Ça va vite, les dates s’enchainent et les programmes changent à chacune d’elles. Comme changent les temps, c’est une forme d’adaptabilité dont nous pourrions presque nous rengorger. Un théâtre de terrain, toujours près du spectateur et près du texte, réalisé dans l’urgence et le désir : a) réentendre des mots sur scène ; b) les voir, suivre la phrase et son auteur ; c) chasser le grand vide confiné, le grand vide appareillé, technicisé, paillettisé, music-hallisé. Alors quoi ? Rien des voix, des lectures. Souvent plus que des lectures, des maquettes, l’ébauche d’un spectacle…

Retrouver la santé !

Jacques Bonnaffé, portrait

Retrouver la santé, oui ! Et garder mauvaise mine juste le temps d’attirer les regards : Qui, moi ? Non, ça va, merci, la compagnie se porte bien ! Activités ponctuelles, ici et là, un soir puis un autre. Spectacles, lectures, et concerts-textes… jamais deux soirs identiques. On se remet bien de cet arrêt forcé prolongé. S’il faut relancer, démarcher ? Ah oui, le métier ne manque pas d’embouteillages, on n’est pas seul, mais la célébrité qui nous vaut d’être connus fait son boulot sans faillir. Depuis fin août, c’est tournée continue, spectacles ou lectures. Jaccottet, Les Vieilles carettes, L’Oral et hardi, spécial Darras, Henri Michaux, Pierre Michon, Giuseppe Penone (Sève et pensée), la poésie, la nature etc. Promenons-nous dans l’émoi avec Catherine Delaunay, L’Odyssée en lecture rencontre avec son nouveau traducteur, Emmanuel Lascoux, d’autres et j’en passe ! Tout va bien ! Santé !

Faisan le point des activités faisan, le bilan

Voisins cousins, carton d'invitation

Le récit des activités de la compagnie passe par des reports, des attentes et quelques rares soirées sauvées du confinement. Celle du premier octobre par exemple, où nous jouions Réveiller les vivants au Prato à Lille. Henri Texier, avec sa bande à deux, nous ont dit que c’était la meilleure : musicalement, qu’ils avaient pu vraiment développer. Pour les deux lecteurs, c’était petit nuage ! Associé au bonheur de retrouver un théâtre ami, propulseur d’écritures en scène, insatiable découvreur, actif bien au-delà de ses murs. Soirée masquée, ambiance couvre-feu. Nous avons retrouvé le public selon des règles désormais maitrisées.

La bonne compagnie

Remerciements à tous ceux qui ont suivi l’appel, au soutien qu’ils ont si vite apporté, à l’entremise d’HelloAsso qui vous permet à votre tour de nous épauler (on en aura forcément bon usage) aux idées que vous avez le devoir de nous apporter et aux demandes qui peuvent surgir dans la messagerie de la… Pardon, excusez moi, je vois qu’on est interrompu : « Compagnie faisan c’est vous ?…

Réveiller les vivants — poème jazz

C’est une histoire de ruissellement, vue par dedans, sous la drache… Pas à la fenêtre de Warren Buffett ou Bill Macron, mais sous la pluie des promesses, périssables ou dégoulinantes d’abandon. Pain perdu... Lui ne lâche rien, Dominique Sampiero consigne les larmes depuis longtemps, les silences et d’autres protestations muettes. Il parle des oubliés, pauvres cocus de l’histoire sociale, les fiers et jaunes. Ceux qui déconnent. Il faut insister, vraiment, sur l’origine des vagues, en dehors de la colère, en deçà des ressentiments, il y a des protestations d’amours, brutes, des décharges de caresses et d’ordure. Des trucs qu’on ne peut pas commenter…

Les vieilles carettes

C’est l’histoire d’un gars qui n’a plus d’histoire. Tout a brûlé, sauf peut-être ses souvenirs, du temps qu’il se baladait avec un barnum d’au moins quatorze baraques à frites…

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