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spectacle

Remords-moi le Nord

Carette (charette)

Reprise à la Villa Marguerite Yourcenar, au Mont Noir le 24 mai 2019.

Les Vieilles carettes roulent incore. Depuis Calais, et les Feux d’hiver qui les ont vues poindre à l’horizon, elles se sont aventurées dans les festivals conteurs, sur des scènes diverses. Et parfois, chez des amis se sont arrêtées, réinventées et écrites…

D’un trait, l’oiseau

Flyer annonce du spectacle

Une soirée des oiseaux

De 18 h à 22 h, le 11 mai 2019 à la Maison de la poésie

Tous les oiseaux crevant le ciel aveugle à coups de flèches

Vous m’avez vu c’est moi le con qui s’envole par vous…


Ludovic Janvier, à qui cette soirée est dédiée

Plutôt que d’une performance on parlera d’un exercice, avec ses modes de répétitions, ces (re)formulations entêtées. Un soir, un long soir de mai, car cela convient au chant rêvé, alternant musiques, exposés brefs et textes poétiques. Aux références symbolistes nous préférons des écritures plus organiques, mimétiques. Poèmes déclenchés par l’écoute…

Réveiller les vivants — poème jazz

Dominique Sampiero, Jacques Bonnaffé, Henri Texiet

C’est une histoire de ruissellement, vue par dedans, sous la drache… Pas à la fenêtre de Warren Buffett ou Bill Macron, mais sous la pluie des promesses, périssables ou dégoulinantes d’abandon. Pain perdu... Lui ne lâche rien, Dominique Sampiero consigne les larmes depuis longtemps, les silences et d’autres protestations muettes. Il parle des oubliés, pauvres cocus de l’histoire sociale, les fiers et jaunes. Ceux qui déconnent. Il faut insister, vraiment, sur l’origine des vagues, en dehors de la colère, en deçà des ressentiments, il y a des protestations d’amours, brutes, des décharges de caresses et d’ordure. Des trucs qu’on ne peut pas commenter…

Les vieilles carettes

Jacques Bonnaffé dans “eune carette”, sur scène

C’est l’histoire d’un gars qui n’a plus d’histoire. Tout a brûlé, sauf peut-être ses souvenirs, du temps qu’il se baladait avec un barnum d’au moins quatorze baraques à frites…

Ceux qui traversent

Un canot et des gilets de sauvetage sur la grève

Le désir de ce spectacle se veut propagation, et nous ferons en sorte qu’elle puisse l’être de bonnes nouvelles. Parler des migrants, écouter leur tragique histoire c’est regarder en face un lointain brusquement proche. Dans ces villes et ces plages où la marée humaine vient buter, il n’y a pas que des situations désespérées. Les mouvements d’accueil, les solutions, inventées chaque heure, l’expérience de Médecins sans frontières, les petits pas miraculeux, l’action des volontaires, les ressources de la solidarité ne sont pas assez décrites et commentées. Elles coûtent moins cher que la chasse à l’homme ou la répression sécuritaire. Nous sommes en voie d’expériences de démocratie partagées, notre notion du territoire passe par ce constat que le monde a largué ses amarres. Nos règles changent, il faut aller de l’avant, nos lois sont inadaptées. Voilà pourquoi notre création Ceux qui traversent est liée au mouvement Emmaüs, elle veut au moins rendre hommage à ceux qui maintenant se battent avec raison, leur poids d’expérience et de ténacité, contre la détresse.

Le salon indien

Le salon indien par la Compagnie faisan sur Vimeo.

De la séance inaugurale du Cinématographe Lumière au Salon indien du Grand Café le 28 décembre 1895, il ne reste plus aujourd’hui que le faisceau de la lumière comme dernier acteur ; le bonimenteur, puis le musicien, et enfin le projectionniste sont passés à la trappe. La séance de cinéma fut un jour vivante.

Le salon indien est une reconfiguration du « spectacle cinématographique », un hommage aux temps brinquebalants où les projections cinéma, leurs artisans-concepteurs, et le spectacle du public réuni offraient un voyage collectif incomparable.

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